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Bouddhisme et patriotisme

 
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sousou


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MessagePosté le: 20/07/2007 10:04:57    Sujet du message: Bouddhisme et patriotisme Répondre en citant

Je ne sais pas encore où mettre ma question. Alors je la pose ici.

Le bouddhisme est-il incompatible avec le patriotisme ou le nationalisme ?

Je parle de l'attachement à un pays, un terroir qui font qu'on veuille le défendre, le porter à la connaissance d'autrui. L'attachement se caractérise par exemple dans l'inquiétude de l'avenir du pays par rapport au présent.

exemple : le Dalai-Lama qui semble se soucier du Tibet.

Je sais aussi que des anciens Dalai-Lama étaient parmi les dirigeants du régime théocratique du Tibet depuis le XVIIe siècle.


Que disent les enseignements des bouddhismes à propos de l'attachement à un pays ? Si je ne me trompe pas, il faut a priori être détaché d'un attachement, d'un désir. N'y aurait-t-il pas une contradiction ?

Eclairez-moi, merci. ^^


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MessagePosté le: 20/07/2007 10:04:57    Sujet du message: Publicité

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Jean-Sherab
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MessagePosté le: 20/07/2007 11:02:48    Sujet du message: Bouddhisme et patriotisme Répondre en citant

Bien sûr Sousou,

Comme tout système doctrinal le bouddhisme est susceptible de se retourner en idéologie et d'être instrumentalisé à des fins politique, nationale voir nationaliste. Lorsque notement le bouddhisme devient un facteur identitaire important c'est le cas au Tibet dont le maintient du régime féodal était entièrement fondé sur une idéologie d'inspiration bouddhique. Ne fusse que parce que les Dalai Lamas étaient considérés comme des émanations du bodhisattva de la compassion Tchenrézi et que des textes comme le Kalachakra ont pu contribuer à une conception mythique du pouvoir au Tibet.
Il en fut de même au Japon où le bouddhisme Zen devint religion d'état sous la dictature des Shôgun afin de s'opposer à la religion impériale du Shintôisme. Et plus récemment le Zen et le Shintôisme on été mi a contribution et utilisé dans l'élaboration du fascisme japonnais durant la deuxième guerre mondiale où même certain de ses hauts représentants se sont compromis.
Plus récemment encore, dans des pays où le bouddhisme avait été jusque là épargné par ce genre de dégénérescence nationaliste, des mouvements issu du bouddhisme Teravada se sont lancés dans des une politiques agressives à l'encontre de communautés chrétiennes et musulmanes. Certain groupes particulièrement extrêmistes se sont d'ailleurs lancé dans des expéditions punitives particulièrement meurtrières (essentiellement au Sri Lanka mais il semblerait que des groupuscules nationalistes apparaîssent aussi en Taillande. A signaler quant même le succès du bouddhisme progressiste de Tich Nath Ann et Sulak Sivaraksa. Tout n'est pas noir dans l'évolution politique du bouddhisme loin de là). Alors que dans le Teravada les textes concernant la violence sont sans equivoque. On pourraît dans le Mahayana dire que la figure du bodhisattva qui est aussi parfois conçue comme un guerrier spirituel dans son combat intérieur a pu être dévoyée afin de servir de modèle aux kamikazes japonnais ect. Mais ici rien de tout ça donc quand un groupe d'individus ne sait plus gérer la frustration que génère le changement (ici le recul de leur pouvoir) ils oublient sans vergogne leur principes qu'ils croient alors défendre en les niant et les trangressant. Avec la trahison et le paradoxe suplémentaire que le Bouddha enseigna non seulement la non-violence mais aussi la pleine acceptation du changement et de l'impermanence.

Tous ces exemples montrent que aucun système quelque soit la grandeur de ses idéaux et la noblesse de ses intentions n'est à l'abris de la négation de ses propres principes par ceux qui prétendent les défendre avec d'ailleurs la prétentions paradoxales de pouvoir les défendre mieux que tous ceux qui désirent continuer à vivre réellement selon leur principes.
Je ne connais que deux doctrines qui n'ont jamais fait de mort le féminisme et l'écologie politique, pourvu que sa dure. Wink

Mais le bouddhisme comme toute sagesse et spiritualité s'adresse d'abord et authentiquement à la responsabilité individuelle, nous sommes d'abord responsable de ce que nous faisons nous de cette appartenance, est-ce que c'est un enracinement qui permet une plus grande stabilité pour pouvoir s'ouvrir mieux à l'autre et à la différence ou est-ce une appartenence crispée et qui devient une sorte de tranchée à partir de laquelle je vois toujours l'autre comme un danger potentiel. C'est là qu'est le problème. Et là le bouddhisme est très clair, ce genre d'attitude est le résultat d'un rapport distordu à la réalité dont la cause est l'ignorance et son corollaire l'ego. Haine et colère sont des signes patent de cette distorsion. Notre ego est notre seul véritable ennemi, il n'y en a pas d'autre à l'extérieure, parce qu'il est la seule cause de notre souffrance, rejetter la cause de nos frustrations sur un prétendu méchant quelconque ne la fera pas disparaître, que du contraire.
Il en vas de même pour le rapport à la nation et à son identité culturelle. Le fait d'avoir des racines et même d'avoir une saine fièreté vis-à-vis de son appartenance ne pose pas de problème mais il faut rester conscient qu'on à affaire qu'à des conventions humaines, rien de naturel, ni d'éternel, que cette construction qu'est la nation n'a rien d'absolu qu'elle est soumise au changement et que dès lors elle ne doit pas faire l'objet d'un attachement destructeur ou défensif, cet attachement est illusoire. Néanmoins si l'on pense que notre nation fait l'objet d'une injustice on peut résister mais toujours dans la non violence.

De manière général les gens qui se sentent obligés de défendre leur appartenance sont des gens qui ne sont pas véritablement enracinés, ils manquent de confiance en leur propre identité pour croire qu'elle est en danger à telle point qu'elle devrait faire l'objet d'une défense agressive. La manière dont ils décrivent cette menance est d'ailleurs largement voir totalement fantasmatique. On le voit la faiblesse économique et politique de l'Allemagne fait apparaître un pseudo péril intérieur cause de tous les maux que sont les juifs et tout ce qui ne correspond pas à une pureté allemande imaginaire, la faiblesse politique et économique des pays musulmans fait apparaître au yeux des radicaux un Grand Satan occidental source de toutes les pervesions de ce monde, la perte progressive de l'hégémonie mondiale des Etat-Unis et la disparition de l'ennemi par lequel elle se définissait fait apparaître un "Axe du Mal" monté de toute pièce qui fait perdre tout discernement dans l'action des dirigeants américains. Les fureurs du monde n'ont d'autres sources que la confusion de nos esprits qui ne parvienne pas, par la forces des passions incontrôlées et des habitudes, à revenir au contact de la réalité.
Et ne soyons pas prétencieux envers nos semblables qui tombent dans la bêtise de la haine parce que c'est seulement parce que nous ne sommes pas en situation que nous nous croyons gentil et polissé, tant que nous ne sommes pas dans pris dans les tiraillements de l'Histoire nous ne savons pas de quel bois nous sommes fait.

Dès lors que se soit dans le bouddhisme ou ailleurs on a le devoir de rappeler à l'ordre voir de combattre ceux qui oublient le sens de leur engagement (voir qui ne le comprenne pas).
_________________
Ce qui est dedans est moi
Ce qui est dehors est mien:
Avec la fin de ces pensées,
La contrainte cesse,
La répétition s'épuise,
La liberté commence.

(Nagarjuna, "Les versets jallits du Centre", éd. Kunchab)


Dernière édition par Jean-Sherab le 20/07/2007 19:36:41; édité 2 fois
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Jean-Sherab
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MessagePosté le: 20/07/2007 12:13:25    Sujet du message: Bouddhisme et patriotisme Répondre en citant

Citation:
Pabbatupama-sutta
Un article de Encyclopedia Dharma.
Les guerres pendant les avalanches (PABBATUPAMA-SUTTA)

Une fois, alors que le Bienheureux séjournait à Savatthi, pendant un après-midi, le roi Pasenadi Kosala s'approcha du Bienheureux. S'étant approché, il rendit hommage au Bienheureux et s'assit à l'écart sur un côté.

Le Bienheureux s'adressa au roi Pasenadi Kosala: "Vous voilà donc, ô grand roi. Où êtes-vous allé, ces temps-ci ?" Le roi répondit: J'étais très occupé, ô Bienheureux, dans diverses affaires dont les rois s'occupent, c'est-à-dire dans les affaires des rois d'origine khattiya qui ont été couronnés, qui sont ivres de l'intoxication de la puissance, qui se sont adonnés aux plaisirs sensuels, qui ont établi la sécurité dans leur royaume et qui demeurent vainqueurs d'une large superficie de la terre.

Le Bienheureux dit: A ce propos, qu'en pensez-vous, ô grand roi? Supposons qu'un homme loyal et fidèle envers vous vienne de l'Est et vous informe ainsi: "Que sa majesté sache que je viens des provinces de l'Est où j'ai vu une avalanche qui glisse d'une très haute montagne, écrasant tous les êtres vivants sur son passage. Que sa majesté prenne les mesures nécessaires à ce sujet."

Egalement, supposons qu'un homme loyal et fidèle envers vous vienne de l'Ouest et vous informe (...)

Egalement, Supposons qu'un homme loyal et fidèle envers vous vienne du Nord et vous informe (...)

Egalement, supposons qu'un homme loyal et fidèle envers vous vienne du Sud et vous informe: "Que sa majesté sache que je viens des provinces du Sud où j'ai vu une avalanche qui glisse d'une très haute montagne, écrasant tous les êtres vivants sur son passage. Que sa majesté prenne les mesures nécessaires à ce sujet."

Dans ce cas-là, ô grand roi, en écoutant ces quatre nouvelles, étant saisi par une si grande terreur devant de si graves pertes humaines, alors que la naissance en tant qu'être humain est une occasion très difficile à obtenir, qu'y aurait-il à faire?

Le roi répondit: "Dans une si grande terreur, ô Bienheureux, devant de si graves pertes humaines, alors que la naissance en tant qu'être humain est une occasion très difficile à obtenir, qu'y aurait-il à faire, sinon vivre selon la droiture, selon la justice et faire des actes bons et méritoires qui donnent de bons résultats ?"

Le Bienheureux dit alors: "Je vous informe, ô grand roi, que la vieillesse et la mort arrivent tout comme une avalanche. Puisque la vieillesse et la mort arrivent tout comme une avalanche, qu'y a-t-il à faire?"Le roi répondit: Puisque la vieillesse et la mort arrivent tout comme une avalanche, ô Bienheureux, qu'y a-t-il à faire, sinon vivre selon la droiture, selon la justice et faire des actes bons et méritoires qui donnent de bons résultats.

Les guerres où les éléphants sont employés existent chez les rois d'origine khattiya qui ont été couronnés, qui sont ivres de l'intoxication de la puissance, qui se sont adonnés aux plaisirs sensuels, qui ont établi la sécurité dans leur royaume et qui demeurent vainqueurs d'une large superficie de la terre. Cependant, lorsque la vieillesse et la mort apparaissent, ces guerres qu'ils font en employant des éléphants sont inutiles et inopportunes.

Egalement, ô Bienheureux, les guerres où les chevaux sont employés existent chez les rois d'origine khattiya qui ont été couronnés (...) Cependant, lorsque la vieillesse et la mort apparaissent, ces guerres qu'ils font en employant des chevaux sont inutiles et inopportunes.

Egalement, ô Bienheureux, les guerres où les chars de guerre sont employés existent chez les rois d'origine khattiya qui ont été couronnés (...) Cependant, lorsque la vieillesse et la mort apparaissent, ces guerres qu'ils font en employant des chars de guerre sont inutiles et inopportunes. Egalement, ô Bienheureux, les guerres où les soldats d'infanterie sont employés existent chez les rois d'origine khattiya qui ont été couronnés (...) Cependant, lorsque la vieillesse et la mort apparaissent, ces guerres qu'ils font en employant des soldats d'infanterie sont inutiles et inopportunes.

Egalement, ô Bienheureux, il y a à ma cour royale des conseillers très capables qui sont compilateurs des formules sacrées utilisables en vue d'arrêter des ennemis qui s'avancent. Cependant, lorsque la vieillesse et la mort apparaissent, ces guerres qu'on fait en employant des formules sacrées sont inutiles et inopportunes.

Egalement, ô Bienheureux, il y a chez moi une grande quantité d'or, entassée dans des souterrains et amassée dans les chambres fortes des hauts étages, utilisable comme une stratégie financière en vue d'arrêter des ennemis qui s'avancent. Cependant, lorsque la vieillesse et la mort apparaissent, ces guerres qu'on fait en employant des stratégies financières sont inutiles et inopportunes.

Lorsque la vieillesse et la mort apparaissent, ô Bienheureux, qu'y a-t-il à faire, sinon vivre selon la droiture, selon la justice et faire des actes bons et méritoires qui donnent de bons résultats.

Le Bienheureux dit: Vous avez raison, ô grand roi, vous avez raison. Lorsque la vieillesse et la mort apparaissent, il n'y a rien a faire, sinon vivre selon la droiture, selon la justice et faire des actes bons et méritoires qui donnent de bons résultats.

Ensuite, le Bienheureux s'exprima ainsi: Tout comme un rocher d'une grande montagne perçant le ciel s'écroule en avalanche de tous les côtés, écrasant les terrains plats dans les quatre directions, de même la vieillesse et la mort arrivent en écrasant tout le monde sans distinction. Les notables, les brahmanes, les commerçants et les intouchables, personne ne peut s'évader ou s'en amuser. Le danger imminent ensevelit chacun et tout le monde.

Dans ce domaine, il n'y a ni place ni utilité pour la guerre. La victoire ne peut survenir par déploiement des éléphants, ni des chevaux, ni des chars de guerre, ni des soldats d'infanterie, ni des formules sacrées, ni de la finance.

Que l'homme sage utilise la capacité de sa pensée pour son bien-être, qu'il ait confiance dans le Bouddha, dans le Dhamma et dans le Saiigha.

Celui qui vit selon la droiture au moyen de son corps, de sa parole et de sa pensée est vénéré ici-bas, de par le monde, il trouve aussi le bonheur céleste dans la vie prochaine.


Et quelques autres textes du Canon pali:http://sangharime.com/wiki/index.php?title=Soutras_-_Suttas_-_Poroles_du_Bouddha_rapport%C3%A9s_par_ses_disciples

A lire aussi les excellentes traductions Môhan Wijayaratna (notamment chez seuil, point sagesse).

Et sur le site de la société Pali bien que tout les textes nesoient pas encore traduit en français c'est la source la plus large de texte du Canon Pali en français:
http://www.canonpali.org/
A partir de ce lien vous pouvez trouver la version anglaise qui est presque totalement traduite.
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sousou


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MessagePosté le: 20/07/2007 17:11:14    Sujet du message: Bouddhisme et patriotisme Répondre en citant

Merci pour le texte. A en lire sur les 4 castes décrits dans le texte, j'en déduis que l'histoire se situe en Inde et que le "Bienheureux" n'est autre que le Bouddha ?

Le Bienheureux explique que puisque la mort (symbolisée par l'avalanche ?) dévaste tout sur son passage, les guerres sont complètement inutiles. Veux-tu dire, à travers ce passage, que puisque la guerre est inutile, alors l'attachement à un pays est également inutile ?

Ou alors je sèche complètement... Laughing


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Jean-Sherab
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MessagePosté le: 20/07/2007 19:14:20    Sujet du message: Bouddhisme et patriotisme Répondre en citant

Non tu ne sèche pas du tout c'est bien le sens Wink

Dès que c'est mon pays et que ce "mien" commence à définir mon "moi" de manière essentiel, le stress commence.
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sousou


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MessagePosté le: 21/07/2007 13:53:43    Sujet du message: Bouddhisme et patriotisme Répondre en citant

Si on suit toujours l'enseignement du Bienheureux sur la mort, faut-il en conclure que les enseignements du bouddhisme sont aussi inutiles ?

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Jean-Sherab
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MessagePosté le: 21/07/2007 15:06:55    Sujet du message: Bouddhisme et patriotisme Répondre en citant

Ils ne sont pas inutiles ils sont conventionnels et leur véritables statut est de l'ordre de "l'expédiant" ce qui en l'occurence n'enlève rien à leur efficacité pratique. Il y a toute une exégèse dans le bouddhisme qui distingue les enseignements de sens intentionnel et de type définitifs.

Par exemple certains courants diront que les enseignements réalistes et idéalistes du bouddhisme sont de sens intentionnels càd qu'ils servent de compréhension partielle et momentannée leur permettant de passé après la réalisation de ces enseignements à des enseignement plus profonds et subtils comme le Madyamika, par exemple. Evidamment ce sont les tenants du Madyamaika qui diraient cela, les idéalistes auront évidement une autre classification des enseignements bouddhiques mettant les leurs dans la classe des textes de sens définitif et ceux des autres écoles dans la classe des enseignements de sens intentionnel. L'un des but de cette classification est de mettre en avant ses propres thèses comme plus proche de la réalité des choses tout en conservant les autres enseignements bouddhiques comme signifiants et sensés et ainsi de maintenir une cohérence de toute l'histoire de la pensée bouddhique dans chaque école.
Mais elle a aussi un sens véritablement pédagogique pour les écoles parce que en effet il y a une gradation dans la difficulté de compréhension des textes même au sein d'un même courant certain texte demande une maîtrise assez élevée de la dialectique afin de pouvoir être compris en profondeur ce qui peut prendre un certain temps. Mais aussi afin que la compréhension intellectuelle suive la progression de la compréhension immédiate inhérante à la pratique méditative.

Cela dit le Dharma en tant que doctrine est vacuité, elle ne peut pas être un absolu, il n'y a que des mots qui n'ont d'autres finalités que de servir de remède.

Nagarjuna est sans équivoque:

"Les bouddhas déclarent que la vacuité
consiste à renoncer aux opinions
Ceux qui croient à la vacuité
Sont incurables."
(Versets jallit du centre", p86 Kunchab)

La vacuité comme construction intellectuelle est pareille à un médicament dès qu'il a fait son effet, il est évacué par le corps. Il en va de même pour la vacuité, ceux qui réifient la vacuité finissent par s'y accrocher de la même manière que nous tous nous attachons à la croyance en l'être "en soi" des choses, du monde, du moi et des autres. Il n'y a donc pas de vacuité "en soi" non plus sans quoi on fini par croire à l'existence réelle du "rien" qui ne relève pas moins de la bêtise que de croire en l'existence réelle de quelques chose. On échoue donc à voir le sens véritable de la vacuité qui est l'interdépendance, se laissant alors enchaîner par l'extrême du nihilisme. Extrême dont les conséquences ne sont pas moins dangereuses que celle de l'éternalisme, loin de là.
Chandrakirti dit à ce propros par rapport à la vacuité du "moi" que si on comprend pasla vacuité il vaut mieux croire à un "moi" gros comme le mont Suméru (la montagne axiale de l'univers dans la représentation indienne du monde) que de se prévaloir d'une compréhension de la Vacuité, en réalité partielle et érronée. 

C'est un des dangers auquel il faut pretter attention, c'est pourquoi dans la classification traditionnelle des 16 formes de vacuités est incluse la "vacuité de la vacuité". Bref voir la vacuité de toutes choses sans faire de celle-ci une chose à sont tour, voilà la juste voie.

Et pour finir de vous plonger dans la perplexité et ne pas vous faire croire que le problème est réglé et que "ouf! le monde et mon petit "moi" existe bel et bien alors!" une dernière petite claque nagarjunienne Mr. Green .

Quelle finitudes dans les choses vides?
Quelle infinité?
Quel ceci? Quoi d'autre
Qu'est-ce qui reste? qu'est-ce qui change?

La paix, c'est la dissolution des objets
Et la fin des fixations.
Le bouddha n'a jamais rien enseigné à quiconque.
("Versets jaillis du centre", p 107, Kunchab)

Nous aimerions tellement nous accrocher à quelque chose pour nous rassurer, "assumer l'indétermination" c'est ça le dharma c'est ça la vrai sécurité qui a tout jamais a abandonné le faux réconfort des crispations intérieures. Même si perso. y a encore du boulot Wink

Mais rassurer vous quand même, nous qui restons incapable de sauter sans intermédiaire dans les profondeurs de la sagesse, l'aventure de la Vacuité, comme nous l'avons dit, n'est pas pure négation et c'est au contraire parce que le réel est vacuité qu'il peut se manifester.

Quand la vacuité est possible,
tout est possible;
Si la vacuité était impossible,
Rien ne serait possible. (VJC, p 102)





La pensée bouddhique surtout du Mahayana cherche à à tirer sous nos pieds l'opinion sur laquelle déjà on s'appretait à construire un système pour dire ce qu'était le réel, "ahhhoui, la vacuité c'est ça ou c'est ceci!", ou "telle choses est ainsi et pas autrement", "cette personne est telle et pas autrement" certain de son jugement la fixation commence déjà et la détermination des objets en ceci ou cela se solidifie créant un monde que l'on veut permanent selon nos désirs. Mais l'impermanence inhérante à l'existence contredisant en permanence cette volonté de permanence c'est tout le jeu des confusions de l'attachement, de la colère et autres qui se déploie dans l'esprit produisant son cortège de bloquages et de souffrances.

Les fixations engendrent des pensées
Qui provoquent des actes compulsifs:
La vacuité arrête les fixations.(VJC, p 95) 

En croyants que les choses
sont ou bien qu'elles ne sont pas,
Les fous se privent de voir
Un monde en paix.
(VJC, p 74)
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SMILER45


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MessagePosté le: 08/10/2010 03:58:32    Sujet du message: Youth repentance Répondre en citant

Youth, I was wrong! Thought that relied on "young, nothing can not be" dedication, can go forward. As everyone knows, has quietly had to step carefully to the valuable years of writing a non-regressive errors. Even more ridiculous is that I actually distorts the "Do not be afraid to fail, because you're young,FFXIV Gold there are opportunities to learn a lesson in frustration, and finally to succeed, this most important" means. I was still young, there are many opportunities, but does not mean that I can waste time squandering the proud capital - youth. When the opportunity comes, do not seize the lost may be more than just a chance to succeed, but the entire youth, and even sacrificing his own life. If you think this is enough to face the wall too, and that following this error, you can put me hell, because I make mistakes, but also find reasons to complain about young heartless, complaining time is short, this could there be a great sin? Youth will forgive me?
Finally, one night, it made me think alone: what young boy did not? Which young people did not youth? Who never made a mistake which confession? Which loser did not ignorant? After the guilty, is more grateful. Yes ah! When I look down at 135 degree angle of all, look down upon themselves, their youth, still with a 45 degree angle looking up to me and smiled, grateful people this is not a lifetime?
I know, the dead can not be again, once with the yet to come, FFXIV Gold I can do is grasp the opportunity - and every second. If you believe, I will try to do it, do not use this second regret the next second, the youth will not review the youth, not to doubt the whole life to life. I think this is best for you in return. Needless to say, because the action is the truth. Oh, yes, even worse one, thank you for giving this error wrong so valuable.


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MessagePosté le: 30/04/2017 02:12:56    Sujet du message: Bouddhisme et patriotisme

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