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Chapitre I: Examen critique de l'idée de condition.

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Dharma: une communauté de recherche. Index du Forum -> Traditions dans le Bouddhisme -> Nagarjuna, le Traité du Milieu
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Jean-Sherab
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MessagePosté le: 01/12/2006 11:44:29    Sujet du message: Chapitre I: Examen critique de l'idée de condition. Répondre en citant

Citation:
Chapitre I: Examen critique de l'idée de conditions.

1.1 Jamais, nulle part, rien qui surgisse, ni de soi-même, ni d'autre chose, ni des deux à la fois, ni sans cause.

1.2 Il y a quatre espèces de conditions: la cause proprement dite, le support objectif, l'antécédent immédiat, le facteur souverain et décisif. Il n'y a pas de cinquième condition.

1.3 En fait on ne trouve dans aucune de ces conditions rien qui possède une nature autonome. En l'absence de nature autonome, il n'est point de nature autonome, il n'est point de nature dépendante.

1.4 L'efficience n'est pas le fait de conditions, elle n'est pas non plus indépendante des conditions. Quant au conditions, elles ne sont ni dépourvoues d'efficience ni pourvue d'efficience.

1.5 On parle de conditions lorsque quelque chose se produit conditionnée par elles. Aussi longtemps que rien ne se produit, comment pourraient-elles être autre chose qu'une absence de conditions?

1.6 Qu'il s'agisse d'une chose inexistante ou d'une chose déjà existante, l'idée d'une condition est absurde. D'une chose inexistante, quelle pourraît être la condition? Et si elle existe déjà, à quoi sert une condition?

1.7 Dès lors qu'aucun phénomène, soit existant, soit non-existant, soit les deux à la fois, ne vient à se produire, comment en conséquence l'idée d'une cause productrice est-elle logiquement recevable?

1.8 C'est sans relation à un support objectif que tel phénomène est enseigné comme existant. dès lors qu'un phénomène est posé sansupport objectif, d'où lui viendrait, par après, un support objectif?

1.9 Tant qu'un phénomène n'est pas né, la suppression du précédent n'a pas de sens. Dès lors, invoquer un antécédent immédiat est une contradictio in terminis. Et à supposer que la suppression ait lieu, que reste-t-il en fait de condition?

1.10 Etant donné que des entités dépourvues de nature propre n'ont pas vraiment d'existence, la formule "ci étant, cela est" est inadéquate.

1.11 En outre, l'effet n'est point contenu dans les conditions, qu'on les prenne une à une ou bien réunies. Or donc, comment pourrait provenir des conditions ce qui n'est pas contenu dans les conditions?

1.12 Maintenant, supposons même que ce qui n'y est pas contenu se développe à partir de conditions. Qu'est-ce qui empêcherait que l'effet ne se développe fut-ce à partir d'une absence de conditions?

1.13 Dira-t-on au contraire que l'effet ne consiste que dans des conditions? Mais les conditions sont elles-même inconsistantes pourra-t-il trouver leur consistance en elles?

1.14 Ainsi donc il n'y a point d'effet qui consiste, soit dans les conditions soit dans l'absence de conditions. Quand il n'y a point d'effet, comment y aurait-il alors conditions ou absence de conditions?


Nous ferons une ou deux stances par jour. Je répète que ce n'est pas un enseignement que vous trouverez ici. Nagarjune est trop grand pour être expliqué par un être aussi petit que votre serviteur. Le Dalai Lama lui-même dit qu'il étudie ce texte depuis des décénies et qu'il n'en maitrise pas encore toutes les subtilités et qu'il y trouve encore des difficultés. Prenons cet execrcice comme un point de départ qui prendra sens au fur et à mesure des années et du développement de notre pratique méditative et traitons le ici dans l'esprit d'une communauté de recherche.
En effet la lecture de ce traité doit se faire de concert avec une observation de l'esprit en contemplation dans la méditation ainsi qu'en parralèle avec une analyse de nos manières habituelles de penser, notament nos manières habituelles de concevoir le monde et le soi et les autres (ontologique, matérialiste, spiritualiste, rationnaliste, nihiliste, etc...). En effet, le but de cet exercice n'est pas séparé du but ultime, l'Eveil, par le développement de l'esprit d'Eveil (Bodhicitta) par le développement des "quatre illimités" de la compassion (karuna), l'amour (metta), la joie et l'équanimité et leur pleine expression dans l'état de Bouddha, l'Etat d'Eveillé.

Or comprendre la Coproduction Conditionnée ou la Vacuité qui sont des synonymes n'est pas différent dans sa nature que les "quatre illimités". La Vacuité, la coproduction conditionnée, la nature ultime des phénomènes, n'est pas une simple abstraction qui prend fin lorsqu'on ferme le livre ou quand son idée disparaît de notre esprit mais une expérience immédiate fraiche et vaste qui s'élève par l'entraînement de l'esprit à la méditation. Il y a deux formes de méditation, la méditation pacifiante et la méditation analytique. Ce texte lorsqu'il est pris comme support de méditation, c'est-à-dire dépassant le statut de simple objet d'étude intellectuel, fait partie de la seconde forme de méditation. Les deux formes de méditation sont indispensables, si on en reste à la seconde forme de méditation la pratique ne décolera pas, on arrivera pas à sortir de l'agitation discurtive, des constructions mentales. Même si ces discours analytiques pourraient être considéré comme valide, cela ne nous fera pas expérimenter la validité de la Vacuité par une vue immédiate. Car la Vacuité fait l'objet d'une vue aussi certainement que vous voyez cet écran mais justement cet écran et le reste ne vous apparaîtra plus de la même manière. La connaissance du mode véritable d'existence des phénomènes est cela même qui libère de la souffrance et déploie toutes les qualités inhérentes à l'esprit (sagesse, compassion, etc.). Méditation pacifiante et méditation analytique se développent en dépendance l'une de l'autre, elles se renforcent mutuellment jusqu'à produire une expérience unique. C'est ce qui est appelé le Mahamoudra (le Grand Sceau) ou Dzogchen (Grande Perfection) qui sont les systèmes ultimes de méditation dans la voie tibétaine.

Donc en échangeant sur ce texte gardons à l'esprit le bien des autres. Même si aujourd'hui nous n'avons pas les moyens d'être pleinement utile aux autres, trop embourbé dans l'ignorance, souhaitons que ce travail ait comme effet ultime notre libération et celle de tous les êtres.
Tel est la motivation du bodhisattva. Wink

Bien voilà j'essayerait ce soir ou demain de commencer les deux ou trois premières stances. Mais n'hésitez pas de donner des commentaires dès maintenant. Wink


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MessagePosté le: 01/12/2006 11:44:29    Sujet du message: Publicité

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Jean-Sherab
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MessagePosté le: 03/12/2006 11:26:22    Sujet du message: Chapitre I: Examen critique de l'idée de condition. Répondre en citant

Commençons par la stance dédicatoire. ensuite nous ferons le deux premières du chapitre.

Citation:
"Sans rien qui cesse ou se produise, sans rien qui soit anéanti ou éternel, sans unité ni diversité, sans arrivée ni départ, telle est la coproduction conditionnée, des mots et des choses apaisement béni. Celui qui nous l'a enseigné, l'Eveillé parfait, le meilleur des instructeurs, je le salue.


C'est 8 négations qui déffinissent la coproduction conditionnée, on donc pour but d'évacuer les conceptions dualisantes sur la réalité afin que cette coproduction conditionnée apparaîssent dans sa nature. En effet c'est dans la non-production que se donne cette production éminente qu'est la coproduction conditionnée. Comme c'est quatre couples de dénégations sont l'objet d'une partie de ce traité nous les développerons lors des chapitre qui leur sont consacrées.



Citation:
1.1 Jamais, nulle part, rien qui surgisse, ni de soi-même, ni d'autre chose, ni des deux à la fois, ni sans cause.


La causalité se définit par quatre apories (ça je sais que tu sais ce que ça veut dire Wink ). A noter déjà que contrairement à l'Occident où les définitions sont des descriptions positives et où les apories sont considérées comme des échecs la définition ou comme le résultat de limites structurelles du langage. Nagajurna construit ses définitions a partir des apories elles-même, dès lors ce qui fait réellement l'objet de la définition n'est plus vraiment de l'ordre du langage mais elle est "goutée" par l'esprit, "entrevue" à travers le démentellement de nos tendances à la saisie.

Les quatre appories sont donc les suivantes:

1) Rien ne surgit de soi-même

On comprend très bien qu'une réalité produite par elle-même serait éternelle. Ce qui est ici refusé c'est l'idée d'une "causa sui", d'un Dieu éternel, créateur et tout puissant et personnel, un Brhama, un dieu. Mais toutes essences éternelles, génération spontannée d'un être, etc. Les choses seraient produites à l'infini sans qu'aucune nouveautés n'apparaîssent dans le monde.

2) Rien ne surgit d'autre chose.

Nous verrrons cette hypothèse en détail à la deuxième stance.

3) Rien ne surgit de soi-même et d'autre chose

Si les deux premières sont réfutées cette hypothèse l'est aussi. Cela sera traité plus loin aussi. Néanmoins on pourrait rapidement se dire qu'ill peut exister une dialectique en tre les deux modes de production mais là des questions se posent et qui sont justement sur ce qu'il y a à démontrer. Si une chose est produit par elle-même pourquoi devrait-elle être produite par une autre en plus et inversement si elle est produite par une autre quel sens aurait son autoproduction.
Maintenant si on dit c'est justement le sens de la dialectique et qu'une partie est issue d'elle-même et le reste d'une cause autre, cela ne nous informe pas plus sur la capacité d'autoproduction de ce phénomène (nous retombons dans la première aporie) et cela ne nous informe pas sur l'origine de la production de la cause concourante (autre), qui doit nécessairement appartenir à la première ou à la seconde aporie. Si on dit maintenant qu'une force, une énergie vient allier les modes de causalité, se pose la question de savoir d'où elle vient, la aussi on retombe dans les deux premières apories ou la regression à l'infini.
Reste-t-il alors un rapport de causalité? Et quelle forme prend-t-il? c'est le sens même du traité.


4) Rien ne surgit sans cause

D'aillieurs, la dernière apories affirme l'impossibilité pour un phénomène quel qu'il soit d'apparaître sans cause. Sans quoi il n'y aurait pas d'ordre dans le monde et tout apparaîtrait de tout ou bien rien n'apparaîtrait. Le chaos et le nihilisme sont eux aussi aporétiques.

Après avoir poser les apories il faut les démontrer comme telles.

La suite au prochain épisode.

Citation:
1.2 Il y a quatre espèces de conditions: la cause proprement dite, le support objectif, l'antécédent immédiat, le facteur souverain et décisif. Il n'y a pas de cinquième condition.


Dernière édition par Jean-Sherab le 03/12/2006 22:51:37; édité 1 fois
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Jean-Sherab
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MessagePosté le: 03/12/2006 16:25:59    Sujet du message: Chapitre I: Examen critique de l'idée de condition. Répondre en citant

Un fait un doute m'envahit est-ce que c'est légal et très bien de mettre la traduction de ce monsieur sur le net? Je ne met pas son livre parce que ses commentaires sont très denses et fouillés mais la traduction c'est quant même un boulot. Ou alors j'altèrne entre deux traductions.

Si quelqu'un à un avis sur ce genre de chose qu'il me le dise. Question


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Jean-Sherab
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MessagePosté le: 04/12/2006 18:23:38    Sujet du message: Chapitre I: Examen critique de l'idée de condition. Répondre en citant

Citation:
1.2 Il y a quatre espèces de conditions: la cause proprement dite, le support objectif, l'antécédent immédiat, le facteur souverain et décisif. Il n'y a pas de cinquième condition.



En fait bien des écoles antérieures dites "Réalistes" admettaient la réfutation de la première et des deux dernières propositions mais concervaient l'hypothèse de la production à partir d'autre chose.
Celle-ci était caractérisée par quatre éléments.
Il y a de nombreuse présentation à partir d'exemple soit physique soit mentaux. Par exemple Tsongkhapa prend l'exemple d'une pensée qui paapraît dans l'esprit.
Ce qui accomplit un effet et existe en tant que graine, cela est la condition causale; l'objet qui engendre les consciences et les facteurs mentaux, cela est la condition en qualité d'objet d'observation; ce qui produit l'effet dès que la cause cesse, cela est la condition immédiate; enfin la venue à l'existence d'une chose en présence d'une autre est la condition souveraine.

Tel que je le comprend, La première semble être dans ce contexte la graine, c'est-à-dire un potentiel karmique d'une action antérieurement produite. La deuxième, le support objectif, l'objet externe ou interne (sons, formes, pensées, sensations,...) propre à l'acitivation des consciences et facteurs mentaux, l'intentionnalité qui va réactiver le pententiel karmique. L'antécédent immédiat, c'est la cessation de la cause qui donne place à l'effet. Il faut pae exemple que la cause "graine" meurt pour que l'effet "tige" puisse s'exprimer. Le "facteur souverain" est plus difficile à identifier. On peut soit pensé qu'il s'agit d'une condition "en tant qu'absence de condition" c'est-à-dire l'absence d'une condition qui empêcherait la pleine expression de l'effet. Ou plus simplement que l'effet se manifesterait à son tour comme cause. c'est la derrnière que retient Nagarjuna.

Mais pour Nagarjuna cette deuxième hypothèse de la production à partir d'un autre n'est pas reçevable c'est ce qu'il montre à la troisième stance.

Citation:
1.3 En fait on ne trouve dans aucune de ces conditions rien qui possède une nature autonome. En l'absence de nature autonome, il n'est point de nature autonome, il n'est point de nature dépendante.


Par nature dépendante il faut entendre essence indépendante, existence en soi, identité absolue.
Par nature dépendante il faut entendre essence dépendante, existence en fonction d'autre chose, identité relative. Or si on accepte la production à partir d'autre chose, l'idée que que la chose produite chose ait une entité indépendante est réfutée. Mais si la production à partir d'autre chose était valide il faudrait que ces quatre conditions 'celle décrite à la stance précédentes) existent comme des entités indépendantes. Dès lors elle existeraient en soi et seraient éternelles si cela était le cas les causes se produiraient à l'infini et selon la troisième condition de "l'antécédent immédiat" la cause ne pourrait jamais laisser place à l'effet. Bref la production serait impossible puisque la troisième condition ne pourrait jamais venir à l'existence. La quatrième non plus que se soit sa première définition ou la seconde. Puisque ces deux conditions n'existerait pas l'idée d'un potentiel karmique en tant que "cause proprement dite" et l'idée d'un objet en tant que "support objectif ou intentionnel" n'existeraient pas non plus.
Donc que l'effet existe en tant que nature propre est non recevable mais qu'il existe en tant que nature dépendante relativement à des conditions autres existantes "en soi" cela l'est autant. Puisque des conditions "en soi" ne pourraient pas produire quoi que ce soit, l'effet n'existe ni de manière autonome ni de manière dépendante. Si bien qu'on ne sort pas de l'irrationnel. L'hypothèse trois est aporétique.
Le chapitre XV dit: Qu'une nature propre se transforme est tout à fait irrationnel.

Nous voyons que la causalité dont parle le Bouddhisme n'a rien avoir avec la causalité de la physique classique (Newton) ou des entités se transmettent des quantités d'energie pour se mettre en mouvement, bien que celle-ci peut être incluse dans cette causalité plus large dont parle le Bouddhisme. Il faut donc essayer aussi de saisir de quelle causalité il s'agit. N'essayons pas de trouver des images tirées de la science contemporaine, il y en aurait quelque unes mais cela nous ferait saisir des images sur lesquelles nous resterions satisfait. Or ce que cherche à nous faire "sentir" Nagarjuna n'est jutement pas encore du domaine de l'"image mentale". Il ne cherche pas à nous satisfaire et surtout pas par quelque "bouées conceptuelles", il veut que nous apprenions à nager.


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Jean-Sherab
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MessagePosté le: 06/12/2006 10:06:05    Sujet du message: Chapitre I: Examen critique de l'idée de condition. Répondre en citant

Citation:
1.4 L'efficience n'est pas le fait de conditions, elle n'est pas non plus indépendante des conditions. Quant au conditions, elles ne sont ni dépourvoues d'efficience ni pourvue d'efficience.


Voici une autre réplique des adversaires Réalistes. C'est de dire ok les conditions ne sont pas des objets ou des substances néanmoins c'est par une efficience, une activité que liée à laprésence de ces conditions qu'est réaliser la cause. Exemple ce n'est pas le feu ou l'eau qui cuit le riz mais la chaleur. C'est ici aussi que on pose généralement l'idée d'"énergie" que ce soit au niveau physique ou mental pour expliquer les phénomène.

Citation:
1.5 On parle de conditions lorsque quelque chose se produit conditionnée par elles. Aussi longtemps que rien ne se produit, comment pourraient-elles être autre chose qu'une absence de conditions?


A première vue on pourrait croire à un sophisme mais pourtant il y a là une vrai critique de la métaphysique.
Il semble logique que une fois l'effet produit les causes et conditions ne sont plus et quand bien même elles subsisteraient, elles ne seraient plus les causes et conditions en questions puisque d'une part elle ne gardent pas leur identité un seul instant ou bien elles existeraient "en soi" or nous avons vu qui si tel était le cas elles seraient privées de toutes capacités productrices. D'autre part l'effet produit leur activités a été réalisée et n'est plus. Mais l'inverse est vrai aussi avant que l'effet ne soit produit, causes et conditions ne mérite pas le qualificatif de causes et conditions parce que l'effet n'a pas encore été produit.
On voit que nous sommes dans un pensée de l'instant. Ce qui n'était pas un instant avant, apparaît l'instant d'après relativement à... . Ce qui était l'instant d'avant relativement à, ne l'est plus l'instant d'après. L'instant n'ayant pas d'épaisseur à aucun moment les éléments de le production ne peuvent se chevaucher sur un même instant. Si bien que tout apparaît et disparaît dans un rapport de relativité mutuel. Et ce qui les fait exister pour nous, n'est que le jeu des conventions et des désignations, forgé dans leur rapport de relativité. De l'être et du non-être le réel n'y peut rien. On pourrait dire alors que du réel on ne peut connaître véritablement le mode de production. C'est que d'une part la question se pose du mode réel de connaissance, ces à un autre mode de connaissance que nous invite Nagarjuna. Et d'autre part le mode de production véritable du réel, c'est-à-dire ultime se dévoilera en filigrane dans l'ensemble du traité. En ce laissant aller dans le jeu des réfutations on peut déjà le "sentir", le "voir" encore que ce "sentir", ce "voir" ne sera jamais qu'un vague intuition trop fugace. Seul la pratique méditative nous ouvrira un cheminement expérimental de dévoilement du mode véritable de production du réel.
Guy Bugault (référence plus haut) note que Nagarjuna et Shantideva (reprenant cet argument dans d'autres traités) cherchent à nous montrer que la conception réaliste ou essentialiste se base en fait paradoxalement sur des fictions irréalistes, c'est soutenu par l'imagination rétrospective que nous croyons en une description existentielle de contunuité causale. Alors que cette idée est en vérité purement conventionnelle, une simple fiction. Néanmoins même dans ce cas la continuité à un sens dans un rapport de relativité, bien que les statuts des éléments de la production soit perpétuellement mouvant à chaque instant une production à lieu. Mais déjà pouvons nous parler d'éléments de la production que déjà ils cessent en tant que tel.
Il y a bien production mais sa nature est conventionelle, l'appeler production n'a de sens que dans l'usage mondain.

Cette insistance sur l'instant n'est pas anodin dans le Bouddhisme et renvoie directement à la pratique méditative où la production, la coproduction conditionnée ne se donne réellement que dans l'instant. C'est dans l'entraînement à l'attention dans la présence que se dévoilent les mécanismes de causalité. Le méditant alternant entrée, sortie et reprise régulière de la vigilance à l'instant "voit" l'alternance de la production et de la cessation, "voit" l'enclanchement et la suspension de la production.

C'est ce que confirment les deux suivants:

Citation:
1.6 Qu'il s'agisse d'une chose inexistante ou d'une chose déjà existante, l'idée d'une condition est absurde. D'une chose inexistante, quelle pourraît être la condition? Et si elle existe déjà, à quoi sert une condition?


Citation:
1.7 Dès lors qu'aucun phénomène, soit existant, soit non-existant, soit les deux à la fois, ne vient à se produire, comment en conséquence l'idée d'une cause productrice est-elle logiquement recevable?


Pour cette dernière, la version tibétaine est différente:

Citation:
Quand un phénomène existe, n'existe pas,
Ou existe et n'existe pas, il n'est pas établit;
Comment un agent d'accomplissement serait-il dénommé cause?
De ce fait cela n'est pas logique.


Tsongkhpa réfute ici une conception réaliste qui consiste à donner une détermination absolue à la définition (sans aller jusqu'au réalisme des universaux comme dans la philosophie médiévale il y a eu quelque tentation réaliste dans les premières écoles bouddhistes s'éloignant ainsi de la ligne nominaliste radicale du Bouddha, cette option à fait l'objet d'une réfutation virulente des écoles ultérieures). Or en fonction de la définition de "cause". La définition d'un phénomène existant, d'un phénomène non-existant, d'un phénomène existant et non-existant n'ayant pu être établie, il est logique que leurs possible cause ne puisse être établie comme définition ultime, sans quoi elle serait définie comme cause "en soi" sans rapport de dépendance à ces effets possibles ce qui nous l'avons vu est irrationnel, étant donné de surcroît qu'une cause "en soi" n'a aucun pouvoir de production.

Tsongkhapa note que cette stance et les trois suivantes ont comme objet la réfutation individuelle des quatre éléments de la production "par un autre".


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Jean-Sherab
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MessagePosté le: 08/12/2006 11:51:41    Sujet du message: Chapitre I: Examen critique de l'idée de condition. Répondre en citant

Citation:
1.8 C'est sans relation à un support objectif que tel phénomène est enseigné comme existant. Dès lors qu'un phénomène est posé sans support objectif, d'où lui viendrait, par après, un support objectif?


Par exemple la conscience ne naît qu'en dépendance que d'un support objectif. Mais en tant que tel, un support objectif ne peut exister indépendement d'une conscience, il est donc érroné de penser qu'un tel support objectif existe avant que la conscience se produise. Si tel était le cas le support objectif existerait "en soi", par définition il existerait indépendemment sans relation et serait donc incapable de participer à une production quel qu'elle soit.
Maintenant peut-on dire qu'il n'existe pas mais qu'il existera ultérieurement. Non puisque s'il n'existe pas il n'arrivera pas à l'existence puisque la conscience doit dépendre de lui pour apparaître. A partir quelle support objectif la conscience se produirait-elle? Celle-ci ne se produirait pas ou alors elle devrait exister de manière indépendante de son support. Dans quel cas nous avons vu qu'elle devrait exister "en soi", or l'existence "en soi" induit la position éternalisme qui s'oppose en essence à toutes productions.
Nous voyons que le support objectif comme la conscience n'ont ni existence "en soi", ni non-existence "en soi". Plus haut nous avons vu qu'on ne peut pas dire non plus qu'ils ont les deux à la fois. Pourtant la production en l'absence de cause est également exclue, c'est d'aillieurs ce que laisse apparaître les réfutations précédentes.
La question qu'on peut se poser c'est si un phénomène ne peut exister "en soi" comme entité séparée, leur mode de production n'est-elle pas leur apparition simultannée dans la relation? Apparition qui pourtant ne peut jamais se retourner en solidification. Cette solidification étant le résultat de la méprise liée à la saisie de l'une des apories décritent plus haut. Les entités n'étant pas les fondements ou les éléments réel de la réalité, ne peut-on pas dire alors que le réel est les relations. Mais qu'est-ce qu'une relation? Est-ce une entité? Une relation a-t-elle une essence? N'en a-t-elle pas? Nos réflexes mentaux sont tels que dès qu'une notion apparaît, ici l'idée de relation, une image mentale apparaît (un fil, un lien, une énergie,...) elle est de suite réifiée dans l'une des quatre apories de la production ou des quatre couples de réfutation (voir la stance dédicatoire qui sera analysée plus loin). Or une piste ce dégage déjà, comme nous le verrons avec plus en plus d'évidence au cours des chapitre, la production est événementielle.


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MessagePosté le: 10/12/2006 22:23:38    Sujet du message: Chapitre I: Examen critique de l'idée de condition. Répondre en citant

Citation:
1.9 Tant qu'un phénomène n'est pas né, la suppression du précédent n'a pas de sens. Dès lors, invoquer un antécédent immédiat est une contradictio in terminis. Et à supposer que la suppression ait lieu, que reste-t-il en fait de condition?


Après la réfutation du support objectif, Nagarjuna réfute l'"antécédent immédiat" sur le même mode. Dire que l'antécédent immédiat n'existe pas cela est faux parce qu'il n'y aurait aucune forme de production. Dire qu'il existe serait tout aussi erroné parce que tant qu'il ne produit pas sa cause il ne peut être nommé "antécédent immédiat" et quand celui-ci est produit il a disparu.
Et le commentaire de Tsongkhapa dit:
Dans notre système, nous acceptons que le dernier moment de la cessation en cours de la conscience antérieure est la condition immédiate de la conscience ultérieure.

La production du réel est purement instantannée, evénementiel, fulgurante, évenescente. Dès lors cette acceptation du dernier moment de la cessation en cours en tant qu'"antécédent immédiat" n'est acceptable que conventionnellement, pas "en soi". Qu'un instant existe "en soi" et c'est tout le réel qui se bloque, ce qui contredit l'opinion du monde.


Citation:
1.10 Etant donné que des entités dépourvues de nature propre n'ont pas vraiment d'existence, la formule "ci étant, cela est" est inadéquate.


Qu'en est-il alors de la cause souveraine? On voit en quoi elle l'est. Un "étant", un "en soi" ne peut rien produire indépendement et encore moins un effet "en soi" et à son tour indépendant.
Néanmoins ce passage devra être explicité plus avant parce qu'en effet cette maxime qui est en fait dans le canon Pali, la définition la plus générale de la coproduction conditionnée et qui est en entier:"ceci étant, cela est. Ceci apparaissant, cela apparait. Ceci n'étant plus, cela n'est pas. Ceci cessant, cela cesse" n'est autre que la formulation générale de ce qui est démontré durant l'ensemble de ce chapitre. Alors pourquoi dire qu'elle est inadéquate? Il faut se rappeler que Nagarjuna réfute de manière générale la position réaliste par cette démonstration donc ce n'est pas tant la formule en tant que telle qu'il réfute. Mais il cherche à ébranler la tendance réifiante de l'interprétation qu'en font les réalistes. Pour uune bonne compréhension de cette idée il faudra travailler le chapitre 20 sur l'analyse des causes et condition et le chapitre 24 sur l'analyse des Quatre Nobles Vérités.


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Jean-Sherab
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MessagePosté le: 15/12/2006 11:24:43    Sujet du message: Chapitre I: Examen critique de l'idée de condition. Répondre en citant

Citation:
1.11 En outre, l'effet n'est point contenu dans les conditions, qu'on les prenne une à une ou bien réunies. Or donc, comment pourrait provenir des conditions ce qui n'est pas contenu dans les conditions?



Citation:
1.12 Maintenant, supposons même que ce qui n'y est pas contenu se développe à partir de conditions. Qu'est-ce qui empêcherait que l'effet ne se développe fut-ce à partir d'une absence de conditions?



Citation:
1.13 Dira-t-on au contraire que l'effet ne consiste que dans des conditions? Mais les conditions sont elles-même inconsistantes pourra-t-il trouver leur consistance en elles?


Par ces trois stance Nagarjuna réfute deux autres théories de la causalité de l'Inde antique. Celle des Samkyas qui défendent la théorie du "potentiel causal", l'effet est déjà virtuellement dans la cause. Et la thèse Vaisesika qui considère la nouveauté radical de l'effet par rapport à sa cause. C'est celle-ci qui est réfutée dans la stance 1.12. Car on voit mal quelle relation peut entretenir un effet qui n'entretiendrait aucune interaction avec la cause.
La position Samkya considère l'effet comme virtuel dans les conditions. La stance 1.11 le montre. L'effet n'est pas dans les conditions concourantes prises une à une, cela est compréhensible. Mais que l'effet ne soit pas non plus dans les conditions réunies cela est plus difficile. Dans la pensée grecque antique l'idée de potentiel, la pousse se trouve sous forme potentiel dans la graine avait aussi un certain succès pour expliquer le réel. La réponse de Nagarjuna est de dire si l'effet existe dans la condition avant son expression à quoi bon l'existence de la condition. Mais la critique est celle de la fiction que représente l'idée de "potentiel". Cette notion porte à croire en une substance existente dans le temps et l'espace à l'intérieure de la condition, la condition étant d'une autre substance ou bien la "substance potentielle" procédant de la substance de la condition.
Or, comme on observe qu'aucun phénomène n'apparaît de l'activité d'une seule condition mais d'un grand nombre, il faudrait que, soit la substance en question soit dans chaque condition et alors ce ne serait pas un seul effet qui serait produit mais des effets identiques en nombre égal au nombre des conditions. Soit on dit que chaque condition possède une part de la "substance potentielle" qui par leur concours produisent la cause, si tel est le cas alors chacune de ces "substances potentielles partielles" concourent la production de la cause et on tombe dans la régression à l'infini. Il faut dire qu'il n'y a pas de substance car de toutes façons on se poserait les mêmes questions que pour les 4 apories de la production quel est la cause de ce potentiel. Est-il produit par lui-même? par un autre? par les deux? sans cause? Produit par lui-même nous avons vu que ce "potentiel" ne pourrait rien produire. Par autre chose? Cette causalité à été réfutée au point 1.2, 1.3 et les suivantes. Les deux? Cela a été réfuté dans dès la stance 1.2. Sans cause? Cela est réfuté par la stance un 1.12 et la simple attestation des sens, bien que rien ne se produise réellement les choses apparaîssent. Si on dit que c'est la forme et pas la substance qui est potentielle on retombe dans les mêmes réfutations.
Ainsi l'élaboration d'essence abstraite pour "construire" le monde est pour Nagarjuna et le bouddhisme en général l'une des sources d'erreur sur la nature du monde. Ainsi la pousse n'est pas dans la graine. Si tel était le cas avant que la graine soit cause de la tige, à chaque instant le "potentielle" de la graine de l'instant suivant existerait pour maintenir la production de la graine de l'instant suivant qui déjà possèderait le "potentiel" de la graine de l'instant suivant etc. On voit en quoi un tel élément de la production est superflu et relève de la simple abstraction. La coproduction conditionnée comme montrée audessus est suffisante à rendre possible la production sans faire intervenir ce genre d'artifice conceptuel. Comme dit Bugault il s'agit de la simple surimposition d'un procès verbalement construit au procès causal effectif. Ce qui nous pousse par l'habitude à croire à la capacité du langage à produire la réalité, bien qu'un tel mécanisme ne soit pas aperçu.
Il s'agit de mécanismes très profond en fait. En effet, il ne s'agit pas tant d'un choix de doctrine ou pour être heureux il faudrait choisir telle doctrine plutôt qu'une autre. La quasi totalité des êtres ne sont pas des philosophes, théologiens ou métaphysiciens et pourtant ils souffrent.
Le Bouddhisme parle de deux types de conditionnement un conditionnement acquis et une conditionnement inné. Le premier relève des idéologies acquises plus ou moins passivement par la famille, le milieu social, les expériences et plus activement par la réflexions etc. et qui même étant le produit de la réflexion se retourne en conditionnement lorsqu'on les saisi comme réel. Cette première forme peut être désamorcée par un travail d'analyse réflexive qui à pour but la relativisation de notre point de vue sur le monde. Comme par exemple réfléchir à partir de Nagarjuna.
Le second est lié au fonctionnement mental lui même dont la tendance immédiate est de réifier la réalité justement donner substance à un "soi", au monde et au autre. Cela n'a rien avoir avec la métaphysique c'est une tendance acquise depuis des temps sans commencement comme disent les bouddhiste. On l'appèle innée parce que nous naissons avec mais pour les boudhiste l'innés et l'acquis ne sont pas aussi séparé qu'en Occident, personne n'a inculqué ce conditionnement aux êtres (ni Dieu, ni péché originel) c'est une tendance qui est le fruit de l'aveuglement. Aveuglement, ignorance de la nature réelle des choses qui est nous l'avons montré aillieurs causé par la saisie dualiste. A ce stade nous sommes tellement ancré dans cet aveuglment que l'analyse logique n'est plus suffisante et qu'il faut agir directement sur le mécanisme qui sous-tend la "saisie". Au travail logique basé sur l'analyse conceptuelle doit donc s'ajouter absolument la méditation non-conceptuelle, non-analytique ou méditation de pacification mentale qui permet d'agir sur la racine de cette ignorance. Les deux sont nécessaires et s'entretienent mutuellement.

Citation:
1.14 Ainsi donc il n'y a point d'effet qui consiste, soit dans les conditions soit dans l'absence de conditions. Quand il n'y a point d'effet, comment y aurait-il alors conditions ou absence de conditions?


On voit dans cette première définition de la "coproduction conditionnée" que la réfutation de la production est une réfutation non pas de toute production mais celle d'une production réelle. Cette adjectif de "réel" ne peut en effet s'appliquer aux phénomènes relatifs. Plus, c'est parce que les phénomène n'ont pas d'essence, c'est-à-dire n'existe pas "en soi" qu'il peuvent se produire. La non-existence réelle des phénomènes est la condition même de leur apparition. En effet nous avons vu qu'une existence réelle d'un phénomène relatif induirait nécessairement soit son existence propre et donc son absence d'efficience étant purement produit par lui-même il n'entretiendrait aucune relation de production avec un antécédent et étant indépendant quel effet pourrait-il produire puisque toute production en tant que cause ne peut avoir lieu que relativement à des conditions qui elle-même sont relatives. Il serait éternel et non-soumi au changement donc incapable de laisser place à un effet. On voit aussi que la notion de Dieu créateur est non seulement superflue mais aporétique à son tour.
Ainsi le Dalai Lama résume la "coproduction conditionnée" en ces termes, "c'est parce que les phénomènes n'existent pas réellement qu'ils peuvent apparaître et cesser". Il n'y a rien d'absolu, la seule chose absolue c'est la relativité. Dès lors l'un des travaux de fond du bouddhiste est la relativisation de la notion d'"essence", d'être "en soi" qui est une sorte de réflexe existentiel inné, pas de l'existence en général. C'est au contraire cette réalité qu'il cherche, ce mode d'apparition réelle des choses qu'il cherche à contempler car contemplant le véritable mode d'apparition et de cessation des phénomènes, progressivement il vit naturellement en accord avec les choses telle qu'elles sont. Cette relativisation est le contraire d'un nihilisme et le contraire aussi de l'éternalisme puisque le mode d'apparition réel des phénomène est justement le vide d'"en-soi". Vide d'essences réelles et absolues le monde est liberé de la souffrance.
C'est ce que résume la stance de Milarépa dans ses chants mystiques, "Sans Naissance, Sans Fondement et Uni":

Citation:
"La vraie nature des apparances est qu'elles ne sont jamais nées,
Si naissance il semble y avoir, ce n'est là que saisie, rien de plus;
La roue tourbillonnante de l'existence n'a ni fondement, ni racine,
Si fondement ou racine il y a , ce n'est là qu'une pensée."

(tiré de l'excellente introduction à Nagarjuna de Khenpo Tsultrim Gyamtso, Soleil de Sagesse, enseignement sur l'intelligence transcendante, le traité fondamental de la voie médiane du Noble Nagarjuna, Editions Yogi Ling, p12. Excellent pour ceux qui veulent faire de Nagarjuna leir base de méditation.


Cette idée de non fondement est intéressant pour un Occident qui est depuis toujours obssédé par la recherche du "Fondement".


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Jean-Sherab
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MessagePosté le: 16/12/2006 12:53:00    Sujet du message: Chapitre I: Examen critique de l'idée de condition. Répondre en citant

Il est bon de rappeler ici que il n'est pas nécessaire de maîtriser le sujet ici. L'étude des traités de logique et de philosophie ne sont pas prioritaire dans un premier temps une compréhension succinte mais suffisante des principes de la Vacuité, etc. est nécessaire mais est encore plus nécessaire la méditation pacifiante et le travail de déconstruction des shémas mentaux et émotionnels. Sans cela s'encombrer de discours philosophiques et d'opinions ne fera que nous enfoncer plus encore dans l'agitation et ne fera que faire croitre la quantité de questions sans réponses.
Les deux comme nous avons dit sont nécessaire mais surtout en tant qu'occidentaux qui avons besoin de tout intellectualiser le travail sur la méditation pacifiante est prioritaire. Et tous les problèmes lié à la compréhension métaphysique ou psychologique subtile s'éclairerons progressivement. Donc pas besoin de maîtriser Nagarjuna pour entrer dans le Dharma du Bouddha.


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MessagePosté le: 24/04/2017 08:21:06    Sujet du message: Chapitre I: Examen critique de l'idée de condition.

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