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La laicité une porte vers le Bouddhisme et inversement.

 
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Jean-Sherab
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MessagePosté le: 28/11/2006 18:44:45    Sujet du message: La laicité une porte vers le Bouddhisme et inversement. Répondre en citant

L'enseignement du Bouddha est à bien des égards inspirés de principes que l'on qualifierait aujourd'hui de laics. Bien que ces principes aient été à bien des reprises galvaudés voir niés au cours des développments ultérieurs du Bouddhisme, il n'en reste pas moins que ces enseignements restent à bien des points de vue révolutionnaires.

Qu'en pensez-vous? Est-ce de la vaste blague ou bien une convergence de valeurs est-elle possible? Wink


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MessagePosté le: 28/11/2006 18:44:45    Sujet du message: Publicité

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Little Monk
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MessagePosté le: 28/11/2006 22:15:11    Sujet du message: La laicité une porte vers le Bouddhisme et inversement. Répondre en citant

Je te répondrais déjà que la laïcité n'a rien inventé. le libre examen a toujours existé depuis des temps immémoriaux. Maintenant à savoir si une convergence peut se prévaloir entre laïcité et bouddhisme, je dirais que oui des similitudes existent sur la façon d'appréhender l'homme et le monde qui l'entoure. Je dirais non sur l'aspect nihiliste que véhicule la laïcité.
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Jean-Sherab
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MessagePosté le: 28/11/2006 22:42:26    Sujet du message: La laicité une porte vers le Bouddhisme et inversement. Répondre en citant

nihiliste? c'est intéressant. J'aurais dit rationnalisme matérialiste. Le modèle de rationnalité qui est mi en avant par le libre examen ça reste la science. Cela dit c'est vrai que le matérialisme peut se muer en nihilisme. Mais souvent ils répondent que la raison au sens philosophique vient empêcher le matérialisme de se traduire en nihilisme. Faudrait un "libre-exaministe" quipasse dans le coin pour voir comment il conçoit cela.

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Jean-Sherab
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MessagePosté le: 23/12/2006 13:32:20    Sujet du message: La laicité une porte vers le Bouddhisme et inversement. Répondre en citant

Les discours du bouddha sur l'égalité entre les hommes.

source: http://www.buddhaline.net/spip.php?article772

Le Vâsettha Sutta (“Sermon pour Vâsettha”), in Majjhima-Nikâya 98, et in Sutta-Nipâta III, 9, Khuddaka-Nikâya.

Citation:
Très en avance sur son temps et sa société, le Buddha avait su reconnaître que les différences biologiques entre êtres humains étaient pratiquement nulles. Ainsi, lorsque le jeune brahmane Vâsettha, estimant à l’encontre d’un autre membre de sa caste, moins ouvert que lui, que le vrai brahmane devait se reconnaître à la valeur de ses actes et non à sa naissance, avait pris le Buddha à témoin, celui-ci lui avait alors donné raison, en ces termes : “À la différence de la plupart des plantes et des autres animaux, les variations biologiques au sein de l’espèce humaine sont si minimes que l’on peut les considérer comme largement conventionnelles.”



Le Vasala Sutta (“Sermon sur l’Inférieur social”), Sutta-Nipâta I, 7, Khuddaka-Nikâya, Sutta-Pitaka, dit:

Citation:
Ainsi ai-je entendu :

En ce temps là le Bienheureux demeurait au monastère entretenu par Anâthapindika, situé dans le parc mis à disposition par Jeta, près de Sâvatthi. Dans la matinée, ayant revêtu ses robes et pris son bol pour recueillir sa nourriture du jour, il entra dans la ville pour faire sa tournée d’aumônes. Allant ainsi de maison en maison, le Bienheureux arriva à la demeure du religieux Bhâradvâja, qui était un adorateur du feu (de haute lignée) et se disposait à faire ses offrandes. Voyant s’approcher le Bienheureux, Bhâradvâja, (craignant pour la pureté de ses offrandes), s’écria : “Arrête-toi, tête rasée, arrête-toi, misérable ascète, n’avance pas, être inférieur !”.

Entendant cela, le Buddha lui demanda simplement et paisiblement : “Dis-moi, religieux, sais-tu vraiment reconnaître ce qui fait de quelqu’un un être inférieur ?”. (Quelque peu confus), Bhâradvâja dut reconnaître que non et demanda à Gotama de l’éclairer.

“Celui-là est un être inférieur, celui qui est coléreux et haineux, méchant et envieux, celui qui est habité par les illusions, ou qui est plein de fausseté.

Celui qui fait du mal aux êtres vivants, mammifères, oiseaux, reptiles, poissons ou autres, celui qui ne ressent pas d’empathie envers les êtres vivants.

Celui qui attaque et détruit des propriétés et des lieux d’habitation, qui se conduit en vandale.

Où que ce soit, celui qui s’approprie ce qui ne lui appartient pas, ou qui ne lui a pas été donné.

Celui qui refuse de rembourser ses dettes.

Celui qui fait du mal à un voyageur et le détrousse.

Celui qui, par intérêt personnel ou pour satisfaire un autre, porte un faux témoignage.

Celui qui a des relations incorrectes avec la partenaire d’un proche ou d’un ami, même si c’est à l’instigation de celle-ci.

Celui qui, bien qu’il en ait les moyens, ne prend pas soin de ses vieux parents.

Celui qui blesse en actes ou en paroles ses proches.

Celui qui, alors qu’on lui demande conseille, sciemment donne de mauvais conseils, ou sciemment s’exprime en termes obscurs.

Celui qui commet le mal en cachette et se comporte en hypocrite.

Celui qui ne rend pas l’hospitalité.

Celui qui ment à un religieux, prêtre, moine ou ascète.

Celui qui brutalise par ses paroles un religieux, prêtre, moine ou ascète, et ne sait pas l’accueillir.

Celui qui, bien que profondément ignorant, se permet de dire n’importe quoi, espérant en retirer quelque chose.

Celui qui, aveuglé par la vanité, se glorifie et abaisse les autres.

Celui qui sème la zizanie, ou fait preuve d’avarice, celui qui a des désirs malsains, celui qui est envieux et égoïste, celui qui est sans scrupules et malveillant.

Celui qui injurie un Éveillé ou son disciple, ou tout être consacré à une vie de simplicité et de pureté.

Celui qui prétend avec imposture être un saint, celui-là est le plus grand des voleurs, celui-là est l’être le plus bas qui soit.

(...) Ce n’est pas par sa naissance que l’on est un être inférieur ou supérieur, c’est par ses actes qu’on le devient.”


Voir aussi la longue version dans L'enseignement du bouddha d'après les textes les plus anciens, éd. Seuil, point sagesse, p 148.
Citation:
Le témoignage de Sunîta

Dans une humble famille je suis né,
nous étions miséreux, nous avions souvent faim.
Mon métier aussi était bien humble :
je ramassais et balayais les fleurs fanées des autels.
J’étais négligé, méprisé, humilié,
et devant tous je m’inclinais.

Et puis un jour, je le vis, lui,
celui qui avait su parfaitement s’Éveiller,
entouré de nombre de ses disciples,
cet incomparable héros
entrait dans la cité des Magadha.

Alors je laissai tomber ma palanche
et m’approchant je m’inclinai devant lui.
Et lui, le surhomme, plein de compassion,
Il s’arrêta, pour moi.

Je me prosternai aux pieds du pédagogue,
puis me mettant sur le côté afin de ne pas le gêner,
je demandai à cet homme, le plus digne de tous,
de bien vouloir accepter que je le suive.

Alors le pédagogue miséricordieux,
dans son immense bienveillance,
s’adressant à moi, dit :
“Viens, ô moine”.
Ce fut là mon ordination.

Selon les instructions du pédagogue,
j’allai solitaire dans la forêt sauvage,
pratiquant ainsi qu’il me l’avait enseigné.

(...)

Souriant, le pédagogue dit :
“Par la volonté, la pureté,
la tempérance et le contrôle de soi,
on devient un homme réellement supérieur,
ceci est la voie vers la sainteté”.


Il y a bien d'autres, par exemple, le Sonadanda dans "Les entretients du Bouddha" un autre livre de Mohan Wijayaratna, éd du Seuil, point sagesse.


Il est anoté que malgrès les nombreux textes qui traites de l'égalité entre les êtres dans les enseignements du Bouddha la radicalité de ce message ne fut jamais réellement entendu dans les sociétés dans lesquelles il s'est propagé. En effet tout comme la notion de péché, de mal et de pureté de la foi à servit de levier idéologique aux crimes d'Etat et d'Eglise du moyen-age à la révolution française, bien avant les notions de "Dieu amour" et d'égalité des créatures devant le créateur, les notion de karma compris dans le sens de dette à permi à la notion de caste de se maintenir malgrès les condamnation virulente du Bouddha. Qui affirmait régulièrement que on en peut déduire le "karma" d'une personne en fonction de sa position sociale mais on doit voir seulement les actes posés maintenant pour juger de la moralité ou de l'immoralité des individus.
Cette idéologie de la dette pourtant contraire à l'enseignement du Bouddha permis notament au Japon, au Tibet, dans d'autres pays, de justifier les régimes féodaux et de justifier bien des crimes d'Etat.
Aussi l'enseignement du Bouddha sur l'égalité biologique des êtres humains ne pu non plus par sa radicalité briser les habitudes mentales lié à la croyance dans les races supérieures et inférieures et la croyance dans la nature barbare de l'"autre". Si la nouveauté et la radicalité du message du Boudha sur l'égalité est indéniable c'était trop ou trop tôt ou pas assez tôt mais quoi qu'il en soit, une doctrine juste ne suffit pas par elle-même à éviter une utilisation perverse de son "aura" à des fin idéologique et politique. En effet, une religion ou une philosophie étant de l'ordre du savoir, le savoir étant un des attributs du pouvoir, par sa nature et parce que sa finalité est de se maintenir, le pouvoir perverti ce savoir, le détourne de sa noble fin qui est d'oeuvrer au perfectionnement de l'humanité dans son ensemble. C'est-à-dire pas d'une totalité abstraite, idée qui peut encore ce retourner en alibi de domination mais reconnaître la perfectibilité de chaque individu et lui proposer les outils de son propre cheminement.
C'est pour cette raison qu'il temps d'en finir avec cette hypocrisie qui veut que le Bouddhisme n'ait jamais servit de garant du pouvoir et n'ait jamais servit de justification à la violence ou à la guerre. Comme le rappelait Fabrice Midal cette semaine lors de deux conférences exceptionnelle à Bruxelles, ce n'est pas aller contre le bouddhisme, c'est au contraire parce que nous aimons le bouddhisme, parce que nous le sentons utile à nous-même et à autrui qu'il faut faire ce travail de vérité.
Et il me semble qu'un des premiers travail pour réaliser cela en toute probité c'est retrouver l'intuition première du Vainqueur, pour cela il faut lire le Canon Pali. Et passer au crible des principes qui y sont déposés, l'histoire du Bouddhisme. Ce n'est que comme cela selon moi qu'on pourra fonder un Bouddhisme européen qui pourra se présenter devant les gens sans dissimuler, ni rougir et avec une pleine et entière confiance dans le Dharma.
Il ne s'agit pas de nier les avancées philosophiques et doctrinale du mahayana et même du vajrayana dans certains domaines mais bien d'identifier les glissements doctrinaux qu'a pu induire la mentalité féodalité dans les courants ultérieures. Sans non plus d'aillieurs rester aveugle à l'aspect parfois encore archaique, à nos yeux de moderne en tout cas, à certain passage du Canon Pali. Sans non plus se fondre en autoflagelation vis-à-vis du Dharma qui reste une voie originale dans l'histoire de la pensée humaine (bien qu'évidement toute voie a son originalité). C'est donc avec une grande fièreté et confiance que nous devons vivre et pratiquer le Dharma.


Dernière édition par Jean-Sherab le 06/01/2007 16:37:04; édité 3 fois
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Jean-Sherab
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MessagePosté le: 23/12/2006 15:19:19    Sujet du message: La laicité une porte vers le Bouddhisme et inversement. Répondre en citant

Voici un passage du Sigalovada-sutta que ne dédaignerait pas un syndicaliste d'aujourd'hui.

Citation:
Il est cinq façons dont un maitre doit traiter ses serviteurs et employés comme le nadir,: en leur donnat un travail proportionné à leurs forces, en leur fournissant de la nourriture et le salaire, en les soignant s'il sont malades, en partageant avec eux les mets de choix, en leur donnant de temps à autre des loisirs.

(L'enseignement du Bouddha, selon les textes les plus anciens, Walpola Rahula, éd. du Seuil, point sagesse, p 133)

Là aussi quand on sait à quel degrés de férocité, le servage à parfois été pratiqué dans certain pays bouddhistes, de telle injonctions ont été vite oubliée dans quelque que recoin peu fréquenté de bibliothèque monastique. Le Bouddhisme n'a pas réussi à détruire la mentalité archaique des terrain culturel qu'il a rencontré même s'il a parfois infléchit quelque habitude. Ce qui ne retire rien à la profonde vision sociale du Bouddha que du contraire.


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Jean-Sherab
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MessagePosté le: 07/01/2007 11:09:11    Sujet du message: La laicité une porte vers le Bouddhisme et inversement. Répondre en citant

Une petite rectification par rapport à ce que je disait de la relecture de la tradition ultérieure du Bouddhisme à la lumière du Canon Pali. Finalement, je pense que lorsqu'on commence à entrer vraiment dans le Canon Pali on voit comment les philosophies ultérieures sont de prodigieux exercice d'intégration des intuitions contenue dans les divers enseignement du Bouddha. Et que celle-ci loin d'abandonné l'intuition de départ du Bouddha sont aussi des moyens de mieux comprendre l'enseignement de originel en l'éclairant de plus de 2000 ans d'une exégèse extrêmement riche. En effet, du "Soutra du Coeur" aux exégèses les plus tardives comme "l'Opalescent Joyau" de Mipham, en passant par les hymnes à l'Esprit d'Eveil de l'immense Shantideva, il s'agit toujours d'une plus grande intégration et d'une plus grande explicitation des paroles du Vainqueur.

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MessagePosté le: 21/09/2017 09:33:00    Sujet du message: La laicité une porte vers le Bouddhisme et inversement.

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