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La necessité d'un travail critique.

 
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Jean-Sherab
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MessagePosté le: 27/11/2006 23:57:53    Sujet du message: La necessité d'un travail critique. Répondre en citant

Dans cette catégorie il y aurait bien des question à poser. J'en vois quelques une, libre à vous d'en proposer bien sûr.

Le bouddhisme est né et s'est développé dans des sociétés féodales et il est aujourd'hui confronté à la modernité. Bien que les principes du fondateur soit des plus progressistes pour l'époque et à bien des points de vue encore aujourd'hui, le Bouddhisme n'est-il pas, par une longue proximité voir penetration de sa doctrine par les conception traditionnelle, porteur de concepts ou habitude culturel en porte-à-faux avec la modernité.

On peut tout de suite répondre que il y a la doctrine et il y a les cultures dans laquelle elle s'est propagée.
En effet cette distinction est importante. Mais si on veut voir un jour apparaître un Bouddhisme occidental comme on a vu par le passé le Bouddhisme s'enrichir du meilleur des civilisations qu'il a rencontré, il nous faut à la fois reconnaître qu'il s'est parfois aussi laisser aller à fleurter avec le pire. dès lors il est important que de séparer à la fois le pire de ce qu'il a donné du meilleurs et de faire en sorte que le meilleurs ne prenne pas auourd'hui le pire de la modernité.

Il est pour cette raison fondamental qu'un travail critique constructif soit ouvert sur toute les questions même celles qui fachent. Pour que l'acclimatation du Bouddhisme avec la culture occidentale se fasse sur des bases saines.

Je vois plusieurs questions:

1) Le staut de la femme.
2) l'homosexualité.
3) L'avortement et l'euthanasie.
4) le statut du maître dans le Bouddhisme.
5) La pertinence de vouloir en rester à une pureté doctrinale. Qu'est-ce que ça veut dire? Si des avancées octrinales doivent être faites dans le sens des valeurs modernes sur quels critères et comment cela devrait-il se faire?
6) Les multiples intrications politiques/religieux qui ont pu influencer le Bouddhisme dans son histoire et aujourd'hui.
7) Le rapport du Bouddhisme avec la société de consommation et la communication de masse.

Voilà, il y en a sans doute d'autres et n'hésitez pas à les poser. Retroussons nos manches, et travaillons à l'apparition de ce Bouddhisme européen qui souhaitons le aliera harmonieusement le meillieur de l'occident et du Bouddhadharma. Very Happy


Dernière édition par Jean-Sherab le 24/06/2007 09:41:19; édité 1 fois
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MessagePosté le: 27/11/2006 23:57:53    Sujet du message: Publicité

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Wakanda


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MessagePosté le: 28/11/2006 12:13:45    Sujet du message: La necessité d'un travail critique. Répondre en citant

Boudhadharmma nous avons affaire a un zenistte Razz

Le status du maître va pas être faciles pour un dialogue si ont part du principe qu'il n'a pas la même importance dans le vajarayana que dans le theravada par exemple.

L'homosexualité d'après le Dalaï Lama tout rapprochement bucco genito ou genito anal et une mauvaises sexualité!

Pour le reste je ne sais pas Arrow
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Jean-Sherab
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MessagePosté le: 28/11/2006 12:49:38    Sujet du message: La necessité d'un travail critique. Répondre en citant

Non je ne suis pas Zen je voulais dire le Dharma du Bouddha. Wink

Sur les maîtres c'est clair qus les choses ne se posent pas de la même manière dans le Tantrisme, le Zen, le Chan et le Teravada.

Sur l'homosexualité, celle-ci ne se limites pas à un problème de mécanique. L'homosexualité ce sont des sentiments entre êtres humains d'abord.

D'ailleurs le Dalai Lama lors de la venue d'une délégation homosexuelle à Daramsala à présenté ses excuses aux homosexuels si ses propos avaient pu choquer et qu'en derrnière analyse c'était bien les sentiments harmonieux entre partenaires qui étaient important.
Mais la conception du Dalai Lama en ce sens est intéressante. Parce que elle rejoint la question de la différenciation sexuelle qui est dans le Bouddhisme en tout cas originel purement conventionnel. Alors que la conception du Dalai Lama semble naturaliste.

Qu'en pensez-vous?


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selenite


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MessagePosté le: 23/06/2007 12:28:05    Sujet du message: La necessité d'un travail critique. Répondre en citant

Que des personnes soient homosexuelles ne m'empêchent de vivre mon hétérosexualité. La haine de l'autre s'inscrit souvent dans une jalousie... L'autre est soupçonné d'une jouissance à laqu'elle nous n'avons pas accès selon Lacan.
L'important, dans un couple consiste surtout au respect profond de l'un pour l'autre. Hors, selon Amnesty, une femme sur trois est battue dans le monde...... Ce problème de dominance, de non respect de l'autre me semble plus important que le choix sexuelle entre hétéro ou homo, il me semble.
Mais l'homophobie s'inscrit dans toute les formes d'intolérances de l'autre : la xénophobie, le racisme,.... En quoi la façon de vivre ou d'être d'un autre, si cette façon ne nuit pas, peut être condamnable. Qui somme nous pour juger ? Juger, condamner, imposer me semblent contraire à la compassion.


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Jean-Sherab
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MessagePosté le: 23/06/2007 15:44:25    Sujet du message: La necessité d'un travail critique. Répondre en citant

Je ne peux qu'adhérer Sélénite Wink
C'est malheureusement le problème quand on place l'ontologique avant le déontologique. C'est une tentation de l'intellect humain de dire je crois que le monde est comme cela et d'après ma définition du monde j'en déduit qu'il faut agir et se comporter de cette manière. Et le bouddhisme n'echappe pas à la règle mais sa manière de présenter le réel diffère de ceux qui pose cette réalité comme un bien en soi d'où peuvent être déduit les petits "biens" et les petits "mals". "Il est mal d'être homosexuel parce que Dieu à créé l'homme et la femme pour procréer et réaliser son plan" par exemple donc "il est bien d'être hétérosexuel". C'est il me semble une des potentialités du bouddhisme de rendre possible une autre attitude c'est-à-dire d'abord les êtres souffrent (première noble vérité) et ils cherchent le bonheur ce n'est que à la troisième noble vérité que le bouddha dit le réel tel qu'il est en vérité. C'est le Nirvana et la manière de le réaliser soi-même mais en attendant le réel que les êtres vivent, c'est le bonheur relatif et la souffrance relative.
Il ne dit pas le Nirvana existe c'est sûr j'en deduit donc que les gens doivent se comporter comme cela et pas autremenent sinon panpan cucu! Il dit d'abord les êtres souffrent (1er noble vérité) cherchons les causes de cette souffrance. Sachant ensuite les causes qui mènent à la souffrance en fonction de leur conséquences (deuxième noble vérité). Observant les causes et les conséquences nous pouvons accéder au choses tel qu'au réel, le Nirvana (troisième noble vérité). Adoptons dés lors l'attitude adéquate en fonction des trois vérités précédantes, c'est la vérité du chemin. (quatrième noble vérité). Les deux premières vérités, le caractère universel de la souffrance et l'élucidation de ses causes, sont accessibles à tous dès lors qu'il cherche à vérifier leur pertinence par leur expérience propre. La troisième n'est accessible qu'au terme du chemin. La dernière se vérifie dans l'actualisation progressive du chemin.
Ainsi je pense que le Bouddha aurait dit à quelqu'un qui est homosexuel, tu souffres mais en réalité ce n'est pas à cause de ton homosexualité c'est parce que de la même manière que tous les êtres tu es mu par l'ignorance de ta propre nature. Et le fait que tu sois homosexuel ne te rend ni pire, ni meilleurs, ni plus ignorant que quiconque (et certainement pas moins bien que le "bon hétéro" qui bat sa femme). Et il ne dirait pas le Nirvana existe, je sais ce qu'est le Nirvana et en fonction de cette connaissance je dis que les êtres homosexuels sont des êtres mauvais qui vivent dans l'erreur. Il dirait s'ils vivent dans l'erreur ils n'y vivent pas plus ou pas moins que quiconque et certainement pas en vertu de leur homosexualité.

bref mettant l'accent sur le fait primitif de la souffrance et l'aspect cognitif de son dépassement, le bouddha évite le moralisme du bien et du mal "qui tombe du Ciel", s'il ya une moralité ou plutôt une éthque, c'est bien en fonction du fait que le monde et l'esprit sont régit par des causes et des conditions et cela nous n'avons pas besoin d'un sauveur pour ou d'un maître en métaphysique et en morale pour l'observer chaque jour, notre intelligence et notre sagacité suffit.
En effet l'homosexualité, dirait je pense le Bouddha, est liée à des fixations qui peuvent devenir afflictives dans la mesure où ces fixations sont mue par la soif et la concupiscence mais il en va de même pour l'hétérosexualité. En ce sens l'homosexualité n'est ni bien ni mal. Si la personne homosexuelle entre dans les ordres la question ne se pose plus, du moins en théorie. Mais je ne sais pas ce qu'il aurait dis à un laic voulant rejoindre sa communauté.



bien sûr il ne faut pas projetter nos désirs de bons citoyens libérals du XXIe siècle (au sens moral je parle et juridique ...au sens économique c'est une autre histoire Mr. Green ) sur l'enseignement du Bouddha. L'homosexualité fait partie de "l'inconduite sexuelle" telle que classifiée dans "l'action juste du corps" de l'octuple sentier, position qui sera confirmée dans la suite du bouddhisme. D'autre part comme le rigorisme mène souvent à l'hypocrisie il y a bien eu quelques moines et quelques moniales qui se sont fait du bien par-ci par-là entre copains et copines, il semble même que un maitre japonnais (je ne sais plus son nom, ni le siècle exact) aurait fait de l'homosexualité, entre les membres de sa communauté, un moindre mal. Pas par grande ouverture d'esprit mais parce que "vaut mieux faire ça entre vous les gars que tomber sous le joug ces armées de Mara que son les femmes" Rolling Eyes . C'est malheureusement une des déviances possible du monachisme que d'amener certain individus à la misogynie ou par ressentiment on fini par haïr l'objet tant désiré. "C'est pas moi qui suis remplit de désirs incontrolés mais les femmes qui me tentent et cherche à me séduire": mécanisme bien connu et malheureusement pas que parmis les moines.
Mais de nouveau je pense que le Bouddha n'aurait pas refusé un homosexuel dans sa communauté. Il ne lui aurait pas dit "va et abandonne ton homosexualité et quand tu seras redevenu un bon hétéro, tu sera digne de m'adresser la parole et d'entrer dans ma communauté". Il aurait dit vient médite, appaise ton esprit, règle ta conduite et tu comprendra le sens de ta souffrance. D'ailleurs le Bouddha a accepté des cas posant bien plus de problème que l'homosexualité (si problème il y a) dans sa communauté, il a même acceuillit un assassin notoire. Je pense donc que cela n'aurait dès lors pas été un problème, la chose n'étant pas comparable. Maintenant je suis pas le Bouddha ...on en reparlera dans quelques ères cosmiques pour voir si j'accèpte les homosexuels dans ma communauté ou pas, mais je suis certain que oui Wink
J'ai rencontré il y a quelque année un eurolama comme on dit maintenant qui étant homosexuel non seulement a été bien accepté dans sa communauté mais qui a été reconnu pour sa réalisation et ses qualités d'enseignant. Cela ne va peut-être pas de soi partout mais lorsque les gens voient que derrière l'étiquette d'homosexualité et les fantasmes que cela charie encore aujourd'hui il y des hommes et des femmes de grande qualités spirituelles autant et parfois plus que chez les hétéros alors les choses se décrispent et les gens écoutent au lieu de juger.

En ce sens je ne suis pas d'accord avec le Dalai Lama parce que l'homosexualité n'a pas grand chose avoir avec la naturalité et la physiologie mais avec le langage et la construction psychologique de l'individu domaine relevant plus du conventionnel, du psychique et du culturel que du naturel. C'est d'ailleurs ce que montre le Bouddha dans sont discour sur l'identification excessive à son genre propre, féminité et m asculinité sont des distinction qui relève plus de la construction psychologique et de l'autocompréhension donc du conventionnel que de la différenciation biologique immédiatement discernable. (voir "le bouddha et les femmes" http://dhamma.xooit.com/t59-Les-femmes-et-le-Bouddha.htm sixième post)

C'est ce qu'il me semble, à discuter bien sûr.... Wink


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MessagePosté le: 29/06/2017 08:14:46    Sujet du message: La necessité d'un travail critique.

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